De tous les services que j'ai migrés, la messagerie électronique a été, sans conteste, le plus pénible. Vingt ans d'archives, des dizaines de comptes tiers liés à cette adresse, et une réputation de domaine à construire de zéro pour ne pas finir dans les dossiers de spam de tout le monde.
Ce chapitre détaille la configuration du serveur de messagerie auto-hébergé, les enregistrements techniques nécessaires pour être pris au sérieux par les autres fournisseurs, et les trois semaines pendant lesquelles j'ai fait tourner l'ancien et le nouveau système en parallèle par simple prudence.
Je préviens d'entrée : ce n'est pas la migration à faire en premier. C'est celle qu'il faut faire en dernier, une fois qu'on sait déjà ce qu'on fait.